Millésime 2017 : une qualité à la hauteur des espérances

05 mars 2018
Millésimes

 

Le millésime 2017 affiche sa précocité dès le débourrement. Elle se confirmera à la récolte, avec l’arrivée des tous premiers vendangeurs dans les vignes dès les derniers jours d’août.
Au sortir de l’hiver, fin mars, le thermomètre grimpe et la vigne reprend vie. Le débourrement est à la fois précoce et rapide. 

 

Une série de 10 nuits de gel en avril

Très tôt sortis de leur cocon, les bourgeons rentrent sans protection dans une période critique, propice aux gelées de printemps. Et ce qui est craint arrive : la première gelée survient dans la nuit du 17 au 18 avril, marquant le début d’une longue série de 10 nuits blanches pour les vignerons, debout dans les vignes pour protéger les bourgeons et les jeunes feuilles. Au total ces nuits froides d’avril ont détruit un tiers du potentiel de récolte du vignoble.

Après ce long épisode de froid, le développement de la vigne se déroule sans soucis. Les températures sont légèrement supérieures aux normales saisonnières en mai, puis fortement en juin. La floraison se déroule sans encombre. La vigne croit à un rythme soutenu.

L’été se montre maussade, alors qu’en août l’eau fait défaut. A la veille des vendanges, les grappes et la végétation sont saines, et les baies affichent un poids supérieur à la moyenne.

Puis l’automne s’installe d’un coup en septembre. La maturation du raisin se termine doucement. La météo est idéale pour les vendanges comme pour les vendangeurs, sans trop de chaleur ni de soleil et avec peu de pluie.

Les professionnels sont très enthousiastes face à la qualité des jus. La météo estivale a préservé leur fraîcheur, sans entraver la maturation. Les moûts présentent donc une belle acidité tout en étant riches en sucres. Ils se montrent de plus très aromatiques.

 

Le millésime 2017 en Bourgogne

2017, un millésime peu généreux
  • En 2017, la faible récolte chablisienne fait exception au sein d’une Bourgogne globalement épargnée par le froid, mais pas en France où la production est qualifiée d’historiquement basse, ni en Europe qui affiche également une baisse. La faute aux gelées de printemps qui ont épargné peu de vignobles en 2017.